Pour récupérer votre véhicule à la préfourrière Charletty située dans le 13ème arrondissement de Paris, présentez-vous avec votre carte grise originale, une pièce d’identité, votre permis de conduire et le règlement des frais de fourrière. L’établissement est ouvert du lundi au samedi de 8h à 20h et le dimanche de 10h à 18h. Les frais s’élèvent à 135,50 euros pour la mise en fourrière auxquels s’ajoutent 13 euros par jour de garde à partir du deuxième jour, plus l’amende de stationnement initiale de 35 à 135 euros selon l’infraction. Le paiement s’effectue uniquement par carte bancaire ou chèque, les espèces ne sont pas acceptées.
Après avoir assisté de nombreux clients confrontés à cette situation stressante durant ma carrière de mécanicien, je peux vous affirmer que récupérer son véhicule en fourrière ressemble souvent à un parcours du combattant administratif. La préfourrière Charletty traite quotidiennement des dizaines de véhicules enlevés pour stationnement gênant ou infraction au code de la route dans le sud de Paris. Connaître précisément la procédure vous fera gagner un temps précieux et évitera des frais supplémentaires inutiles.
| Information | Détails pratiques | Montants/Remarques |
|---|---|---|
| 📍Localisation | 35 boulevard Kellermann, 13ème arrondissement – À côté du stade Charletty – Métro Porte d’Italie (ligne 7) | Parking visiteurs gratuit – Tél : 01 53 71 53 71 |
| 🕐Horaires d’ouverture | Lundi au samedi : 8h-20h sans interruption – Dimanche : 10h-18h | Vérifier les jours fériés (horaires modifiés ou fermeture) |
| 📄Documents obligatoires | Carte grise ORIGINALE, pièce d’identité valide, permis de conduire valide | Aucune copie acceptée – Procuration manuscrite si non-propriétaire |
| 💰Forfait mise en fourrière | Couvre enlèvement + transport + 1ère journée de garde | 135,50€ (véhicule léger) – 85€ (deux-roues) – 180€ (véhicule lourd) |
| 📅Frais de garde journaliers | À partir du 2ème jour (week-ends et jours fériés comptent) | 13€ par tranche de 24h – Ex : 3 jours = 161,50€ total |
| 🚫Amende de stationnement | S’ajoute aux frais de fourrière – Doit être payée en même temps | 35€ (stationnement gênant) – 135€ (très gênant : handicapé, bouche incendie) |
| 💳Modes de paiement | Carte bancaire ou chèque uniquement | ESPÈCES REFUSÉES – Vérifier plafond CB – Chèque à l’ordre du Trésor Public |
| ✅Procédure de récupération | Accueil → Paiement → État des lieux contradictoire → Départ | Durée : 5-10 min si documents OK – Photographier le véhicule sous tous angles |
| ⚖️Contestation | Dans les 45 jours – Site ANTAI ou courrier recommandé AR | Récupérer d’abord le véhicule pour éviter frais de garde – Photos du lieu indispensables |
| ⚠️Situations particulières | Véhicule location, urgence médicale, sans assurance, défaut contrôle technique | Locataire responsable des frais – Certificat médical pour urgence – Assurance obligatoire pour sortir |

Localisation et horaires de la préfourrière Charletty
La préfourrière Charletty occupe une position stratégique dans le sud parisien pour traiter les véhicules enlevés dans plusieurs arrondissements.
L’établissement se situe exactement au 35 boulevard Kellermann dans le 13ème arrondissement, juste à côté du stade Charletty qui lui donne son nom. Cette localisation en bordure du périphérique sud facilite l’accès depuis les quartiers limitrophes. Si vous arrivez en transport en commun, la station de métro Porte d’Italie sur la ligne 7 se trouve à environ 10 minutes à pied. Les bus 21 et 62 desservent également le secteur avec des arrêts proches de la fourrière.
Les horaires d’ouverture s’étendent du lundi au samedi de 8h à 20h sans interruption, ce qui laisse une large plage pour venir récupérer votre véhicule. Le dimanche, l’établissement ouvre ses portes de 10h à 18h, permettant même aux personnes indisponibles en semaine de résoudre leur situation. Ces amplitudes horaires généreuses évitent d’accumuler des jours de garde supplémentaires qui alourdissent rapidement la facture. Attention toutefois aux jours fériés où les horaires peuvent être modifiés ou l’établissement complètement fermé, renseignez-vous au préalable par téléphone.
Le numéro de téléphone de la préfourrière est le 01 53 71 53 71. Cette ligne vous permet de confirmer que votre véhicule se trouve bien à cet emplacement avant de vous déplacer, car Paris compte plusieurs fourrières qui se répartissent les véhicules selon les secteurs d’enlèvement. L’accueil téléphonique peut également vous renseigner sur les documents nécessaires et le montant exact des frais dans votre situation spécifique.
La préfourrière dispose d’un parking visiteurs où vous pourrez stationner gratuitement le temps de récupérer votre véhicule. Ce détail pratique évite l’ironie cruelle de se faire verbaliser ou enlever pendant que vous récupérez votre première voiture. L’entrée se fait par un portail contrôlé où vous devrez sonner et présenter votre identité à l’interphone avant d’accéder au site sécurisé.
Le site traite principalement les véhicules enlevés dans les 13ème, 14ème et 5ème arrondissements, mais peut également accueillir des véhicules d’autres secteurs selon l’affluence des différentes fourrières parisiennes. Ne présumez jamais que votre voiture se trouve à Charletty sans avoir vérifié, vous pourriez perdre un temps précieux en vous déplaçant au mauvais endroit.
Voyons maintenant les documents indispensables pour récupérer votre véhicule.
Les documents obligatoires à présenter
Rassembler tous les papiers nécessaires avant de vous rendre à la fourrière vous évitera un aller-retour inutile et coûteux en frais de garde supplémentaires.
La carte grise originale du véhicule constitue le document central de toute la procédure. Une copie ne suffit jamais, même certifiée conforme. Si vous n’êtes pas le propriétaire mais un conducteur autorisé, vous devrez présenter l’original de la carte grise accompagné d’une procuration signée du propriétaire. Cette procuration doit être manuscrite avec la mention « Je soussigné [nom prénom du propriétaire] autorise [nom prénom du conducteur] à retirer le véhicule immatriculé [numéro] ». Une simple photocopie de la carte grise ne permettra jamais de récupérer le véhicule, même accompagnée d’explications ou de justificatifs.
Une pièce d’identité en cours de validité s’impose systématiquement. Carte nationale d’identité, passeport ou titre de séjour font l’affaire, mais attention, le nom sur cette pièce doit correspondre exactement à celui figurant sur la carte grise. Les femmes mariées doivent parfois présenter leur livret de famille si elles utilisent leur nom d’épouse alors que la carte grise mentionne leur nom de jeune fille. Ces situations créent régulièrement des blocages administratifs qu’il vaut mieux anticiper.
Le permis de conduire valide reste obligatoire pour repartir au volant de votre véhicule. Si vous avez perdu votre permis ou s’il a été suspendu, vous ne pourrez pas conduire le véhicule hors de la fourrière. Dans ce cas, vous devrez soit venir accompagné d’une personne titulaire du permis et autorisée à conduire votre véhicule, soit faire appel à un service de convoyage ou de remorquage. J’ai croisé plusieurs automobilistes qui avaient oublié ce détail et se sont retrouvés bloqués après avoir payé tous les frais.
L’avis d’enlèvement remis par la police ou collé sur un panneau proche du lieu d’enlèvement facilite grandement les démarches. Ce document mentionne le numéro de fourrière, la raison de l’enlèvement et le numéro de procès-verbal. Si vous ne l’avez pas trouvé, notez au minimum votre plaque d’immatriculation et l’adresse approximative où votre véhicule stationnait, ces informations permettront aux agents de retrouver votre dossier dans leur système informatique.
Pour les véhicules de société, la situation se complique légèrement. Vous devrez fournir en plus un extrait Kbis de moins de trois mois prouvant l’existence légale de la société, ainsi qu’une attestation sur papier à en-tête signée du gérant autorisant le retrait du véhicule. Les démarches administratives des entreprises justifient souvent de faire appel à un service spécialisé plutôt que de mobiliser un salarié une demi-journée.
Si le véhicule appartient à une personne décédée et que vous êtes l’héritier, la complexité administrative atteint des sommets. Vous devrez présenter l’acte de décès, un certificat d’hérédité ou un acte de notoriété, parfois même une attestation d’assurance à votre nom si vous souhaitez conduire le véhicule. Dans cette situation particulière, contactez la fourrière en amont pour obtenir la liste exacte des documents requis.
Passons maintenant au sujet qui intéresse tout le monde : combien cela va coûter.
Les frais à prévoir pour récupérer votre véhicule
La facture de fourrière se compose de plusieurs éléments qui s’additionnent rapidement si vous tardez à récupérer votre véhicule.
Le forfait de mise en fourrière s’élève à 135,50 euros pour un véhicule léger standard. Ce montant couvre l’enlèvement du véhicule, son transport jusqu’à la fourrière et la première journée de garde. Cette somme reste identique quelle que soit la raison de l’enlèvement, stationnement gênant ou infraction au code de la route. Les deux-roues bénéficient d’un tarif réduit à environ 85 euros tandis que les véhicules lourds ou encombrants peuvent voir ce forfait grimper jusqu’à 180 euros.
Les frais de garde journaliers commencent à courir dès le deuxième jour à raison de 13 euros par 24 heures. Un véhicule récupéré le troisième jour vous coûtera donc 135,50 + 26 euros, soit 161,50 euros. Si vous attendez une semaine complète, les frais atteignent 213,50 euros rien que pour la fourrière. Ces montants grimpent chaque jour, créant une urgence financière qui pousse à récupérer le véhicule au plus vite. Les week-ends et jours fériés comptent comme des jours normaux dans le calcul, pas de répit donc pour votre porte-monnaie.
L’amende de stationnement initiale s’ajoute systématiquement aux frais de fourrière. Pour un stationnement très gênant de type passage piéton, bouche d’incendie ou place handicapé, l’amende forfaitaire atteint 135 euros. Un stationnement gênant classique sur trottoir ou devant un bateau vous coûte 35 euros en tarif normal, majoré à 75 euros si vous dépassez le délai de paiement. Cette amende doit être réglée en même temps que les frais de fourrière pour pouvoir récupérer votre véhicule.
Les modes de paiement acceptés se limitent à la carte bancaire et au chèque, les espèces sont systématiquement refusées. Assurez-vous que votre plafond de carte bancaire soit suffisant pour couvrir la totalité des frais, certaines personnes se retrouvent bloquées avec une carte plafonnée à 300 euros alors que la facture dépasse ce montant. Le chèque doit être libellé à l’ordre du Trésor Public et accompagné de deux pièces d’identité. Les chèques de banque ne sont généralement pas nécessaires sauf si vous réglez plusieurs milliers d’euros pour un véhicule abandonné depuis longtemps.
Les frais de remorquage supplémentaires peuvent s’ajouter si votre véhicule ne démarre pas ou présente un problème mécanique empêchant sa conduite. Dans ce cas, vous devrez faire appel à un dépanneur privé pour sortir le véhicule de la fourrière, service facturé entre 80 et 150 euros selon la distance jusqu’à votre domicile ou votre garage. Vérifiez l’état de votre batterie avant de partir, j’ai déjà vu des automobilistes obligés de faire intervenir un dépanneur simplement parce que leur batterie s’était déchargée pendant le séjour en fourrière.
Les démarches judiciaires engagées en parallèle de l’amende peuvent alourdir considérablement la note finale. Si votre véhicule a été enlevé suite à un contrôle révélant une absence d’assurance, un défaut de contrôle technique ou une conduite sous l’empire d’un état alcoolique, les poursuites pénales engendreront des amendes bien supérieures aux simples frais de fourrière. Ces situations dépassent le cadre du simple stationnement irrégulier et nécessitent parfois l’assistance d’un avocat.
Découvrons maintenant la procédure exacte à suivre une fois sur place.
La procédure de récupération étape par étape
Le processus de récupération suit un enchaînement précis que vous devez respecter pour repartir rapidement avec votre véhicule.
Présentez-vous d’abord à l’accueil de la préfourrière avec l’ensemble de vos documents. L’agent vérifiera votre identité, la correspondance avec la carte grise et la validité de votre permis de conduire. Il consultera ensuite le système informatique pour localiser votre véhicule dans le parc et calculer le montant exact des frais en fonction du nombre de jours de garde. Cette étape prend généralement 5 à 10 minutes si vous disposez de tous les documents en règle, mais peut s’éterniser en cas de problème administratif.
Réglez l’intégralité des frais à la caisse après que l’agent vous ait édité la facture détaillée. Vérifiez attentivement ce document avant de payer, assurez-vous que le nombre de jours facturés correspond à la réalité et que les montants appliqués respectent les tarifs officiels. Certaines erreurs informatiques peuvent survenir, mieux vaut les détecter avant le paiement. Conservez précieusement votre reçu de paiement et la facture acquittée, vous en aurez besoin pour contester l’amende si vous estimez l’enlèvement injustifié.
Accompagnez ensuite un agent jusqu’à votre véhicule dans le parc de la fourrière. Le site peut être très étendu avec plusieurs centaines de véhicules stockés, suivez attentivement votre guide pour ne pas vous perdre. L’agent effectuera avec vous un état des lieux contradictoire du véhicule, notant les rayures, bosses ou dommages préexistants. Soyez extrêmement vigilant lors de cette étape et signalez immédiatement tout dommage que vous n’aviez pas constaté avant l’enlèvement. Photographiez abondamment votre véhicule sous tous les angles, ces preuves seront précieuses en cas de litige ultérieur.
Vérifiez le fonctionnement de votre véhicule avant de quitter le parc. Démarrez le moteur, testez les feux, actionnez le volant et les pédales. Si la batterie est déchargée ou qu’un problème mécanique empêche le démarrage, signalez-le immédiatement à l’agent. La fourrière n’est pas responsable de l’usure normale ni des pannes mécaniques survenues avant l’enlèvement, mais doit répondre des dégradations causées pendant le stockage. Une batterie neuve qui se retrouve à plat après trois jours de fourrière pose question, mais une vieille batterie qui lâche ne donnera lieu à aucune indemnisation.
Quittez le parc en suivant le fléchage jusqu’à la sortie. Les allées de circulation dans les fourrières sont souvent étroites avec de nombreux véhicules garés de part et d’autre, roulez très lentement et faites attention aux piétons et autres conducteurs récupérant également leur véhicule. La sortie s’effectue généralement par un portail automatique qui s’ouvre après que vous ayez présenté votre récépissé de paiement à un dernier contrôle.
Une fois sorti, rejoignez rapidement une station-service si votre réservoir est bas. Certaines personnes se font enlever leur véhicule alors qu’elles venaient justement de tomber en panne sèche, cette situation inconfortable nécessite parfois de repartir avec un jerrican d’essence acheté à proximité. Profitez également de cet arrêt pour vérifier la pression de vos pneus qui peut avoir baissé pendant le stationnement prolongé.
Voyons maintenant comment contester si vous estimez l’enlèvement injustifié.
Contester un enlèvement injustifié
Si vous pensez que votre véhicule a été enlevé à tort, plusieurs recours existent pour faire valoir vos droits.
Prenez systématiquement des photographies du lieu d’enlèvement dès que vous constatez la disparition de votre véhicule. Ces clichés doivent montrer clairement l’absence de panneau d’interdiction de stationner, la présence d’un ticket de stationnement valide sur le pare-brise ou tout autre élément prouvant que vous étiez en règle. Ces preuves visuelles constituent votre meilleur atout lors d’une contestation, les descriptions écrites ayant peu de poids face à des photographies horodatées.
Contestez par écrit dans les 45 jours suivant la réception de l’avis de contravention. Cette démarche s’effectue via le site de l’Agence Nationale de Traitement Automatisé des Infractions ou par courrier recommandé avec accusé de réception à l’adresse indiquée sur l’avis. Exposez clairement les faits, joignez vos photos et tout document justificatif pertinent comme un ticket de stationnement payé, une autorisation de stationner ou un certificat médical prouvant que vous étiez dans l’impossibilité de déplacer votre véhicule. La contestation suspend le délai de paiement majoré mais ne dispense pas de régler les frais de fourrière pour récupérer le véhicule.
Saisissez le tribunal de police si votre contestation par courrier est rejetée. Cette procédure judiciaire reste gratuite si vous ne faites pas appel à un avocat, mais nécessite de constituer un dossier solide et de vous présenter à l’audience. Le juge examine les preuves des deux parties et rend sa décision qui peut annuler l’amende, la confirmer ou même la majorer en cas de contestation jugée abusive. Les chances de succès dépendent largement de la qualité de votre argumentation et de vos preuves.
Demandez le remboursement des frais de fourrière en cas d’annulation de l’amende. Si le juge considère que l’enlèvement était injustifié, vous pouvez obtenir le remboursement intégral des sommes versées à la fourrière. Cette démarche s’effectue auprès du Trésor Public en présentant le jugement favorable et les justificatifs de paiement. Le remboursement intervient généralement sous deux à trois mois, délai administratif incompressible.
Ne bloquez jamais le paiement des frais de fourrière en attendant l’issue de votre contestation. Les frais de garde continuent de courir quotidiennement et peuvent transformer une facture de 150 euros en addition de 400 euros après deux semaines d’immobilisation. Réglez toujours les frais pour récupérer votre véhicule, quitte à demander ensuite le remboursement si votre contestation aboutit. Cette stratégie évite d’accumuler inutilement des frais supplémentaires.
Consultez les associations d’automobilistes ou un avocat spécialisé en droit routier pour les cas complexes. Ces professionnels connaissent parfaitement les subtilités juridiques et peuvent identifier des vices de procédure ou des irrégularités que vous n’auriez pas remarqués. Leurs honoraires se situent généralement entre 150 et 300 euros pour ce type de dossier, investissement qui peut se justifier si l’amende et les frais dépassent 500 euros.
Les situations particulières à connaître
Certaines circonstances spécifiques compliquent la récupération et nécessitent des démarches adaptées.
Le véhicule de location enlevé pose la question de qui doit payer les frais. Théoriquement, c’est le locataire responsable du stationnement irrégulier qui doit assumer l’intégralité des coûts. Cependant, beaucoup de sociétés de location avancent les frais pour débloquer rapidement leur véhicule puis vous facturent le montant majoré de frais de dossier pouvant atteindre 50 à 100 euros. Lisez attentivement les conditions générales de location qui précisent les responsabilités de chacun. Certains loueurs particulièrement procéduriers n’hésitent pas à engager des poursuites si vous refusez de rembourser ces frais.
Le véhicule enlevé alors que vous étiez en situation d’urgence médicale peut faire l’objet d’une annulation des frais. Si vous avez dû abandonner votre voiture en stationnement interdit pour vous rendre aux urgences ou porter secours à quelqu’un, les autorités font généralement preuve de compréhension. Fournissez un certificat médical, un compte-rendu hospitalier ou tout document prouvant l’urgence de la situation. Cette procédure ne garantit pas l’annulation automatique mais augmente vos chances lors d’une contestation.
Le véhicule endommagé pendant son séjour en fourrière engage la responsabilité de l’établissement si vous pouvez prouver que les dégâts sont survenus pendant le stockage. Les rayures nouvelles, les éléments volés ou les vitres brisées doivent être signalés immédiatement lors de l’état des lieux. La fourrière dispose d’une assurance couvrant ces dommages mais contestera systématiquement si vous ne les mentionnez pas au moment de la restitution. Photographiez, insistez pour que l’agent note précisément sur le procès-verbal les anomalies constatées, et refusez de signer tant que ces mentions n’apparaissent pas clairement.
Le véhicule sans assurance valide ne peut légalement pas être conduit hors de la fourrière. Si votre assurance a été résiliée pour non-paiement ou si vous avez oublié de renouveler votre contrat, vous devez impérativement souscrire une nouvelle assurance avant de récupérer le véhicule. Certains assureurs proposent des contrats à effet immédiat mais facturent des primes élevées pour ce type de situation d’urgence. L’alternative consiste à faire remorquer le véhicule jusqu’à votre domicile ou un garage, solution plus coûteuse mais parfois nécessaire.
Le véhicule immobilisé pour défaut de contrôle technique nécessite d’effectuer ce contrôle avant de pouvoir circuler à nouveau. La fourrière peut accepter de vous laisser sortir le véhicule pour vous rendre directement au centre de contrôle le plus proche, mais cette tolérance reste à leur discrétion. Préparez-vous à devoir faire remorquer le véhicule si le contrôle technique est dépassé depuis plus de six mois, situation considérée comme particulièrement dangereuse par les autorités.
Récupérer votre véhicule à la préfourrière Charletty nécessite de rassembler carte grise originale, pièce d’identité et permis de conduire, puis de vous présenter aux horaires d’ouverture avec de quoi régler entre 150 et 250 euros selon la durée de garde. Plus vous intervenez rapidement, moins la facture sera salée avec 13 euros supplémentaires par jour de retard. Vérifiez toujours l’état de votre véhicule avant de signer l’état des lieux et photographiez tout dommage suspect.
Si vous estimez l’enlèvement injustifié, contestez dans les 45 jours tout en récupérant rapidement votre véhicule pour éviter l’accumulation des frais. Pour d’autres situations de récupération de véhicule, consultez notre guide sur comment récupérer son véhicule en fourrière à Paris ou découvrez les risques de rouler sans assurance qui peuvent conduire à une immobilisation.
Salut, moi c’est Etienne créateur de Vision-automobile.com et passionné de mécanique depuis mon plus jeune âge. J’ai exercé pendant 20 ans comme garagiste du coup, je sais de quoi je parle haha 😉. Mon objectif ? Partager mes connaissances acquises sur le terrain et vous accompagner dans toutes vos problématiques automobiles. De la mécanique aux démarches administratives, en passant par l’entretien et les nouveautés du marché. Je mets mon expérience à votre service dans des articles/vidéos dédiées. N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions, sujets auto/moto sur lesquels vous souhaitez échanger.
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